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Le temple obscur

CrâââDark Temple est la 23e aventure solo officielle pour Tunnels & Trolls de Flying Buffalo Inc. Ecrite par Stefan Jones, il s’agit probablement de l’un des meilleurs solos pour T&T. C’est pourquoi Grimtooth a décidé d’en produire une version française. Fidèle à sa tradition, Grimtooth en livre une version revue et améliorée, optimisée pour T&T8 et comportant un supplément inédit de l’auteur : une carte du royaume de Myre, accompagnée d’une description des principaux lieux et personnages d’intérêt. La carte a été redessinée et améliorée par Billiam Babble, spécialiste des plans et cartes. Si vous aimez ce cadre, il peut ainsi vous aider à mettre au point une aventure pour groupe de votre création.

Mieux encore, à la fin du livre, vous trouverez Azantyre, un petit scénario en 4 pages de Géraud « myvyrrian » G. pour jouer en groupe dans le royaume de Myre.

Stefan Jones, l’auteur du Temple obscur, n’est pas un inconnu dans l’univers de Tunnels & Trolls.
Découvrez le côté obscur de T&T
Il a écrit des aventures et articles pour T&T dans Sorcerer’s Apprentice, le magazine de Flying Buffalo principalement dédié à T&T, dans le magazine

 de JDR Pegasus, et bien sûr dans TrollsZine, le fanzine pour T&T. Membre du Trollhalla, Stefan a collaboré à Grimtooth’s Traps II, le deuxième volume des livres de pièges de Flying Buffalo, à Citybook II – Port o’ Call et à Citybook III – Deadly Nightside, deux suppléments de Flying Buffalo fournissant des aventures génériques adaptables à tous les jeux de rôle (avec cartes, PNJ et idées de scénarios pour chaque lieu décrit), ainsi qu’au livre des règles version « de luxe » tout récemment. Il a également travaillé, entre autres, pour Steve Jackson Games (GURPS, Pyramid V3), Fantasy Games Unlimited (Space Opera, Daredevils, Villains and Vigilantes) et Monkey House Games (Living Legends). Bref, autant dire que Stefan est loin d’être un débutant.

(Pour la petite histoire, Stefan fut l’un des premiers Américains à avoir acheté Tunnels & Trolls 8, l’édition française, pour l’offrir aux enfants trilingues de l’un de ses amis, pour lesquels il écrivit en plus une mini-aventure d’initiation ! :-))

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Dark Temple n’a d’ailleurs pas échappé aux connaisseurs :

La perle cachée : Dark Temple

Un « road trip » très sympa pour PJ de niveau bas ou moyen. Il s’agit certainement du solo le plus crédible et le plus intéressant à jouer. À quand la traduction?

(Casus Belli # 3, mai-juin 2012)

Certes, la traduction des plus de 400 paragraphes de ce solo a pris un temps certain, mais le jeu en valait vraiment la chandelle, car Le temple obscur vous ouvre maintenant ses portes, plus beau et plus grand que jamais !

« Steam-punk »

L’une des originalités de Dark Temple est sa touche « steam-punk ». En effet, Stefan Jones a pris un certain plaisir à introduire dans un univers dominé par une épopée fantastique discrète et originale des éléments de science « moderne » tels que l’installation, au sommet du donjon du baron Oulkara, d’une machine hybride mue à la fois par l’énergie électrique et la magie, dont vous découvrirez l’usage à vos risques et périls. Dans cette aventure, il est également question de voyage interdimensionnel, pour le meilleur et pour le pire. La mine de soufre exploitée par le culte de Krestok y est liée pour le pire. On y trouve aussi un nécromancien, une sorcière des forêts, un hippogriffe, un phénix, un dragon, un ogre, un arbre vivant et maléfique, sorte de Grand Ancien, des esprits du désert, et bien d’autres étrangetés, parfois extraterrestres.

Pour la route, voici l’une des nouvelles illustrations commandées pour cette édition française à Earl Geier, représentant Yastri Kroll, le chef du culte de Krestok lui-même.

Yastri Kroll

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Dark Temple

CrâââDark Temple est la 23e aventure solo officielle pour Tunnels & Trolls de Flying Buffalo Inc. Ecrite par Stefan Jones, il s’agit probablement de l’un des meilleurs solos pour T&T. C’est pourquoi Grimtooth a décidé d’en produire une version française. Fidèle à sa tradition, Grimtooth en livrera une version revue et améliorée, optimisée pour T&T8 et comportant un supplément inédit de l’auteur : une carte du royaume de Myre, accompagnée d’une description des principaux lieux et personnages d’intérêt. Si vous aimez ce cadre, il peut ainsi vous servir de base à la création d’une aventure pour groupe de votre création.

Stefan Jones n’est pas un inconnu dans l’univers de Tunnels & Trolls. Il a écrit des aventures et articles pour T&T dans Sorcerer’s Apprentice, le magazine de Flying Buffalo principalement dédié à T&T, dans le magazine de JDR Pegasus, et aujourd’hui dans TrollsZine, le nouveau fanzine pour T&T. Membre du Trollhalla, Stefan a collaboré à Grimtooth’s Traps II, le deuxième volume des livres de pièges de Flying Buffalo, à Citybook II – Port o’ Call et à Citybook III – Deadly Nightside, deux suppléments de Flying Buffalo fournissant des aventures génériques adaptables à tous les jeux de rôle (avec cartes, PNJ et idées de scénarios pour chaque lieu décrit). Il a également travaillé entre autres pour Steve Jackson Games (GURPS, Pyramid V3), Fantasy Games Unlimited (Space Opera, Daredevils, Villains and Vigilantes) et Monkey House Games (Living Legends). Bref, autant dire que Stefan est loin d’être un débutant.

Pour la petite histoire, Stefan fut l’un des premiers Américains à avoir acheté Tunnels & Trolls 8, l’édition française, pour l’offrir aux enfants trilingues de l’un de ses amis, pour lesquels il écrivit en plus une mini-aventure d’initiation ! 🙂

Certes, la traduction des plus de 400 paragraphes de ce solo prendra encore un temps certain, mais le travail sur Le temple obscur a commencé !

« Steam-punk »

L’une des originalités de Dark Temple est sa touche « steam-punk ». En effet, Stefan Jones a pris un certain plaisir à introduire dans un univers dominé par l’épopée fantastique des éléments de science « moderne » tels que l’installation, au sommet du donjon du baron Oulkara, d’une machine hybride mue à la fois par l’énergie électrique et la magie, dont vous découvrirez l’usage à vos risques et périls. Dans cette aventure, il est également question de voyage interdimensionnel, pour le meilleur et pour le pire. La mine de soufre exploitée par le culte de Krestok y est liée pour le pire. On y trouve aussi un nécromancien, une sorcière des forêts, un hippogriffe, un phénix, un dragon, un ogre, un arbre vivant et maléfique, des esprits du désert, et bien d’autres étrangetés.

L’improvisation

Dans notre série « conseils aux MJ », nous abordons aujourd’hui un sujet classique : quelle place donner à l’improvisation ?

L’improvisation peut être une manière d’interagir avec les joueurs. Comme l’a écrit Galliskinmaufrius le sage dans La Gazette du Donjon n° 3 :

Pour moi, l’improvisation, ça consiste surtout à être capable d’embrayer sur une idée intéressante des joueurs, alors que je n’avais rien prévu à ce sujet dans la préparation du scénario. Afin de pouvoir répondre à cette demande, j’essaie de trouver rapidement une situation semblable vue dans un film, lue dans un livre ou dans un autre scénario, et vogue la galère…
Je prépare beaucoup mon scénario : en moyenne, 3 heures de préparation pour 1 heure de jeu effective autour de la table. Et je ne prévois pas d’improviser à tel ou tel moment. Cependant, en cours de partie, il faut bien s’adapter aux joueurs et à leur imprévisibilité : donc, là, j’improvise…

Le temps de préparation indiqué par ce sage en étonnera peut-être certains. C’est qu’il ne précise pas que, plus une partie est bien préparée, moins le MJ aura normalement besoin d’improviser. Tout simplement parce qu’il aura déjà prévu la plupart des réactions possibles des joueurs…

Surprise !

Surprise !

Par conséquent, si vous voulez démarrer une partie rapidement, il vous suffit d’avoir lu une fois le scénario que vous allez jouer, et en avant ! Mais si vous faites cela, soyez prêt à improviser. Si les joueurs vous prennent de cours et que vous ne vous sentez pas capable de vous embarquer dans l’aventure vers laquelle ils voudraient vous diriger, vous pouvez bien sûr les ramener sur les rails. Après tout, c’est le MJ le patron. Exemple : les joueurs souhaitent amarrer le Nain Ivre autour d’un arbre bordant le Khosht pour explorer les environs, et vous n’avez rien prévu ? Qu’à cela ne tienne : envoyez-leur une horde de sauvages pour les faire remonter à bord et poursuivre les périples que vous aviez prévus 🙂

Evidemment, si vous ne laissez pas les joueurs être co-créateurs de l’aventure, ils risquent de ne pas entrer dans votre jeu et de finir par être frustrés. Laissez-leur donc une certaine marge de manœuvre et sachez rebondir au moins sur certaines de leurs propositions, si elles sont compatibles avec ce que vous aviez préparé. De manière générale, Tunnels & Trolls se prête particulièrement bien à l’improvisation grâce à la simplicité et à la souplesse de ses règles.

Lancer un groupe de joueurs

Si vous n’avez jamais été MJ, voici quelques conseils qui vous permettront de vous lancer 🙂

OK, vous savez ce qu’est un jeu de rôle, puisque vous jouez à Tunnels & Trolls (section 1.3 du livre de règles) et vous avez lu les conseils aux MJ (section 2.13 des règles), mais vous ne savez pas comment démarrer une partie concrètement. Plusieurs questions se posent, et notamment celles-ci : avec qui allez vous jouer ? comment organiser votre partie ? Nous commencerons par la première question…

Comment réunir un groupe de joueurs ?

Quand on veut faire une partie de Monopoly, la question ne se pose pas. On peut jouer en famille ou avec des amis, bref, avec des gens avec qui on a envie de s’amuser, de rigoler ensemble. Eh bien, c’est la même chose (ou presque) pour un jeu de rôle comme Tunnels & Trolls. Tout est dans le « ou presque »…

En effet, un jeu de rôle n’est pas un banal jeu de plateau, car il demande aux joueurs de faire preuve d’imagination et de s’impliquer un peu pour véritablement « jouer » leur(s) personnage(s). Vos joueuses et joueurs devront donc, à défaut de savoir déjà ce qu’est un jeu de rôle ou, encore mieux, d’y avoir déjà joué, au moins avoir une bonne imagination. S’ils aiment la science-fiction ou le fantastique, il y a de grandes choses pour que ça les intéresse. En général, les enfants sont particulièrement réceptifs à l’aspect « histoire » de la partie que vous allez jouer. Au fond, c’est un peu ça que vous allez faire : raconter une histoire.

The Fumble Zone

Extrait du merveilleux site http://www.fumblezone.net/

Peu importe si, au départ, vos joueurs « se servent de leur(s) personnage(s) pour jouer » au lieu de « jouer leur(s) personnage(s) ». Ils apprendront petit à petit à passer de l’un à l’autre. Le fait de découvrir les règles du jeu leur fera sentir qu’un sorcier ne se comporte pas comme un guerrier, puis qu’il y a guerrier et guerrier. Au fur et à mesure des parties, leurs personnages auront une histoire gravée dans leur mémoire. Plus ils auront de personnages, plus ils chercheront à les différencier les uns les autres. Les différentes espèces, les différents types de personnages possibles, les talents et une myriade de choses les aideront à en faire des êtres uniques. Vous trouverez sur ce site des conseils en trois parties pour rendre vos personnages uniques : partie 1, partie 2 et partie 3.

L’imagination est le moteur véritable du jeu. Les règles, les scénarios prêts à jouer, les fiches de personnages, sont là seulement pour vous servir de supports. Avec l’expérience, il vous faudra très peu de choses pour démarrer une partie de T&T. Certains MJ sont capables de lancer une partie sans rien avoir écrit au préalable. On peut improviser des merveilles avec quelques idées, un papier et un stylo. Lors de votre première partie, il y a fort à parier que, de vous-même ou poussé par vos joueurs, vous allez improviser certains événements qui n’étaient pas écrits dans le scénario. Vous verrez que ce n’est pas si compliqué. Nous reviendrons plus tard sur les questions d’organisation de votre partie.

La priorité est de parvenir à les plonger dans votre histoire. Une fois qu’ils seront dans le bain, leur imagination leur permettra de « nager », c’est-à-dire de faire avancer l’aventure, de contribuer à cette histoire, de sorte qu’elle devienne une histoire racontée à plusieurs, et non seulement par vous, le MJ. Ainsi, votre histoire deviendra leur histoire.

Réunissez donc autour de vous des personnes qui, comme vous, sont prêtes à s’évader, avec votre aide, dans un monde imaginaire. Ecartez les grincheux et les personnes trop rationnelles qui ont décidé d’avance que votre jeu serait nul. Il faut avoir envie de jouer (ce n’est pas une partie d’échecs) et de faire semblant de croire à des choses qui n’existent pas. Aucun joueur ne doit être spectateur. Les ricanements narquois d’un sceptique désapprouvant vos « enfantillages » vous gâcheraient tout plaisir et ruineraient votre partie.

Chacun doit se sentir en confiance et autorisé à laisser s’envoler son imagination. S’il y a des joueuses dans votre groupe, évitez quand même de donner à la partie un tour sexiste qui les exaspérerait. S‘il y a de jeunes joueurs autour de la table, adaptez-vous : une histoire pour enfants n’étant pas une histoire pour adultes, efforcez-vous de rester dans les limites, disons, d’une histoire pour tout public 🙂 Si vous jouez entre amis proches, les choses se mettront en place très naturellement. Bien se connaître et s’apprécier est un excellent point de départ pour une partie réussie. Si vous accueillez un nouveau dans votre groupe de jeu, prenez le temps de faire d’abord connaissance et de sympathiser, bref, de vraiment l’accueillir, et restez ouvert. Ne multipliez pas les blagues et références qui vous amusent vous, mais qui peuvent donner au nouveau le sentiment d’être exclu. Tout cela peut sembler évident, et pourtant il existe de nombreux témoignages qui montrent que tout le monde ne comprend pas d’emblée ces quelques règles de savoir-vivre élémentaire.

Si vous jouez avec des inconnus ou de vagues connaissances, mieux vaut être déjà un MJ expérimenté, car c’est indéniablement plus difficile. Le mieux est alors d’être joueur dans la partie, et non MJ, ce qui implique que les autres sachent déjà jouer… Si possible, pour vos premières expériences de MJ, mieux vaut jouer avec des proches. Si vous vous joignez à un club de JDR ou à un groupe déjà établi, mieux vaut d’abord venir en tant que joueur, jouer à leurs JDR, apprendre à les connaître, puis, si vous sympathisez, leur proposer une partie de T&T. De votre côté, vous connaîtrez leur style de jeu et ce qu’ils apprécient et, de leur côté, ils seront plus ouverts et bienveillants.

Rendez vos personnages uniques ! (3e partie)

Nous avons déjà vu que les attributs et autres caractéristiques permettaient de se faire une première idée d’un personnage. Pensez aussi aux mentions de la fiche de personnages telles que couleur de peau, signes particuliers, religion, origines sociales et géographiques. Il vous reste encore à l’équiper…

L’équipement

Vous voulez jouer un ninja, un samouraï ou un pirate dans Tunnels & Trolls ? Rien de plus facile : commencez par l’habiller et l’équiper en conséquence ! Un rien habille un bon personnage: sombréro sur la tête, pipe serrée entre les dents, ouistiti sur l’épaule, un tatouage sur le bras buriné, et de longues moustaches huilées, avec, en musique de fond, l’homme à l’harmonica. 🙂

(c) Larry Elmore

(c) Larry Elmore

Les listes d’équipement de Tunnels & Trolls, en particulier celles des armes et armures, sont probablement parmi les plus complètes de tous les jeux de rôle. De plus, au cours de ses aventures, votre aventurier mettra sans doute la main sur bien d’autres objets encore. On peut trouver de nouvelles armes et autres objets dans les différents fanzines pour T&T (nous recommandons le fanzine gratuit TrollsZine, c’est ce qui se fait de mieux aujourd’hui, bien qu’en anglais) pour augmenter encore la diversité.

On s’imagine ordinairement les amazones à dos de cheval, armées d’une lance et d’un arc, portant un pantalon et une tunique scythes. Elles portent souvent une épée, mais elles préfèrent jeter des javelines et décocher des flèches sur leurs ennemis que combattre au corps à corps. Les amazones devraient avoir une dextérité élevée (si ce n’est pas le cas, faites-en plutôt une marchande !). Vous pouvez également leur mettre entre les mains le labrys, la fameuse hache bipenne des amazones.

En fait, la souplesse de T&T est telle qu’elle vous permet de créer n’importe quel type de personnage. Il suffit d’utiliser les principaux types (ou archétypes) des règles et de les affiner. Ainsi, les ninjas, les samouraïs, les pirates, les gladiateurs, les barbares, les amazones, les chevaliers, les paladins et les assassins sont tous des types de guerriers.

Si vous voulez bien faire comprendre que votre personnage est un Viking, et non un guerrier standard, vous aurez besoin des talents pour lui apporter la touche finale.

Les talents

Les talents n’ont pas leur pareil pour donner à vos personnages à la fois des facultés nouvelles et des caractéristiques qui les rendront uniques. Ils sont si souples qu’ils peuvent répondre à pratiquement tous vos besoins.

Les talents sont taillés sur mesure. Par conséquent, inutile de se référer à une liste ou à un tableau de dons et autres facultés.

Par exemple, s’il vous faut un assassin, prenez un guerrier et donnez-lui un talent de furtivité ou de concoction de poisons. Les ninjas devraient avoir un talent d’arts martiaux ou d’acrobatie. Les amazones devraient normalement avoir un talent d’équitation (non, ne souriez pas, ce talent peut lui sauver la vie et être le point de départ de combats vraiment hors normes !). Et quand on parle d’équitation, il peut s’agir de n’importe quel type de montures, si vous voulez lui donner un talent large. Qui sait, elle troquera peut-être un jour son cheval des steppes contre un pégase ou une guivre ? Le talent d’équitation peut également inclure la faculté de tirer à l’arc sur un cheval lancé au galop. Les barbares devraient probablement être dotés d’un talent de survie, d’un talent de lutte à mains nues ou d’un talent pour effrayer leurs adversaires, etc. Au fond, il vous suffit d’inventer vos talents en fonction de l’idée que vous vous faites de votre personnage. Si vous avez décidé de créer un « moine ivre », donnez-lui les talents qui vont avec (talent pour tenir l’alcool, par exemple).

Les vikings ont des femmes fortes !

(c) Michael Kutsche – Une Viking originale

L’un des héros de la saga de Njall le Brûlé, Gunnar de Hlidarendi, avait une technique bien à lui pour se servir de son bouclier pour briser les lames de ses adversaires. D’abord, il se débrouillait pour que la lame adverse se prenne dans le bois de son bouclier et y reste juste assez longtemps pour lui permettre de la briser d’un geste sec du poignet entraînant une torsion de la lame. Au pire, cette torsion obligeait son ennemi à lâcher son épée. Si vous voulez que votre Viking fasse pareil, donnez-lui un talent pour désarmer l’adversaire (probablement basé sur la DEX). Ensuite, c’est à votre MJ de fixer au cas par cas le niveau de la MEP, comme toujours. Et si vous voulez vraiment en faire un héros de saga, donnez-lui un talent pour attraper les lances jetées vers lui et les retourner tout aussi sec à leur envoyeur.

Cependant, en matière de talents de combat, mieux vaut avoir des talents un peu restrictifs, sans quoi le jeu risque de devenir trop facile. Par exemple, un talent d’archerie (pour tirer à l’arc uniquement) serait plus juste qu’un talent de tir (applicable à toute arme de trait). Votre guerrier peut tout à fait avoir un talent d’archerie sans être un forestier. Cependant, un tel talent d’archerie n’est pas la même chose que le don inné du tireur d’élite. Premièrement, ce dernier, qui est un spécialiste, et donc une sorte de mutant dont le talent naturel confine à la magie, peut appliquer son talent à n’importe quelle arme de jet ou de trait, et pas seulement aux arcs (en revanche, le tireur d’élite ne bénéficie pas du bonus d’armure et du bonus de combat spécial du guerrier). Deuxièmement, un forestier n’a qu’à réussir une MEP de N1 pour toucher n’importe quelle cible à portée de son arme, indépendamment de sa taille et de la distance qui les sépare. Dans la mesure où les forestiers ont nécessairement une DEX d’au moins 15 lors de leur création (le joueur ayant eu brelan), cela revient à dire qu’un forestier atteint toujours sa cible à moins d’un loupé (si le joueur amène 1 et 2).

Plusieurs joueurs ont établi leur propre liste de talents. Par exemple, Tori Bergquist a élaboré un système de compétences dont certaines peuvent tout à fait être utilisées comme des talents : talent de ventriloquie, de mécanique, de chasse, de pisteur, etc. Vous trouverez de nombreuses sources d’inspiration un peu partout. Dans les règles maison de Brian Penn, on trouve par exemple un talent de forgeron, de marin, de grimpeur, de déguisement, de fabrication de faux, de bonnes manières, de conteur, etc. Voir également l’excellent Tome of Talents de Michael K. Eidson, disponible, pour les membres du Trollhalla, dans la section « Trollhalla Goodies ».

Quelques idées de talents auxquels on ne pense pas d’emblée : talent d’administration (basé sur l’INT), talent pour les beaux-arts (basé sur l’INT), talent de joueur (basé sur l’INT ou la CH), talent d’évaluation (basé sur l’INT), talent d’armurier (basé sur l’INT), talent de prédicateur (basé sur le CHR).

Vous pouvez concevoir à la limite des talents généraux liés aux origines de votre personnage. Un talent de viking pourrait englober l’art de construire des embarcations et de naviguer, la faculté de supporter l’alcool, de raconter des blagues et des histoires et de chasser. Une fille de noble pourrait avoir un talent comprenant les beaux-arts, l’étiquette et la diplomatie, la séduction et l’équitation. On peut imaginer un profil de nomade, de barbare, ou de sauvage, mais les talents de ce type doivent être utilisés avec parcimonie et sont même peut-être à réserver aux personnages sans joueurs (PSJ).

La couleur locale

Le quatrième et dernier moyen d’individualiser vos personnages est d’adapter la description du jeu en fonction de ce qu’ils sont. Un barbare ne se bat pas comme un gentilhomme : décrivez vos combats en conséquence ! Dans tout ce que votre personnage fait, jusque dans sa manière de parler, vous pouvez exprimer l’idée que vous avez de votre personnage. C’est la raison pour laquelle on parle de « jeu de rôle« . Inutile d’en faire des tonnes, quelques détails frappants ou réparties bien senties suffiront généralement aux autres joueurs pour savoir à qui ils ont affaire. Cette adaptation des descriptions des actions de votre personnage s’étend bien évidemment aux sorts.

bt_mtg_hallowed_healerPrenons l’exemple du sort Bouge pas! Si votre sorcier est du type druide, ce sort se manifestera par des lianes et des herbes surgissat tout d’un coup du sol et se refermant sur les membres de la cible, accaparant son attention et ses efforts. Par contre, si votre sorcier est du type nécromancien, le même sort se manifestera comme un frisson de mort parcourant la victime et la paralysant momentanément. S’il s’agit d’un chaman, il fera appel à des esprits qui se chargeront de plonger la victime dans la confusion.

Adapter la description et l’effet d’un sort au type de sorcier est relativement facile avec un peu d’imagination. Ensuite, n’hésitez pas à inventer des sorts spécifiques, propres à votre personnage (un sorcier ou un parfait peut inventer des sorts, le premier à partir du N5, et le second à partir du N10). Si vous avez un penchant pour les prêtres, inventez-leur des miracles (sorts) en lien avec leur divinité. Les prêtres obéissent généralement à certaines règles de vie, à certains préceptes. En cas de violation, ils peuvent avoir à subir un châtiment divin et/ou devoir racheter leur faute. Pour réussir un miracle, le prêtre peut devoir réussir une épreuve de chance ou de charisme (alors qu’un sorcier doit réussir une épreuve d’intelligence du niveau du sort).

Conclusion

Au fond, ce dont vous aurez besoin avant tout est de vous imaginer le plus précisément possible ce à quoi vous voudriez que votre personnage ressemble avant de le modeler à votre idée. L’histoire, les contes et légendes, la mythologie, la littérature ou les films fantastiques peuvent vous y aider, mais votre seule limite restera toujours votre propre imagination. Habillez votre personnage de manière originale et inventez-lui des origines intéressantes, si possible en rapport avec le monde dans lequel vous avez l’habitude de jouer (qui peut être la Terre des Trolls ou autre chose), dotez-le de talents qu’il sera le seul à avoir, et vous prendrez beaucoup plus de plaisir à vous en servir dans vos parties que d’utiliser un personnage stéréotypé. Et si vous voulez jouer un moine oriental guerrier et jeteur de sorts, comme dans les histoires de fantômes chinois, allez-y, et partez de l’archétype du filou !

Le solo n°1 pour Tunnels & Trolls paraîtra en avril

Buffalo Castle refait peau neuve !

Dès le mois d’avril, vous pourrez vous procurer sur Lulu la toute nouvelle version de ce grand classique. Paru pour la première fois en 1976, il s’agit de la première aventure en solitaire pour jeu de rôle, qui a précédé de nombreuses années l’apparition des « livres-jeux », tels ceux de la collection « Défis fantastiques » ou de la série « Loup Solitaire ».

La nouvelle édition a été légèrement remaniée et se joue avec la version 8 de Tunnels & Trolls. Certains paragraphes sont nouveaux, d’autres ont un peu changé, mais surtout, surtout, la version française a été presque entièrement réillustrée, avec pas moins de 20 nouvelles encres de chine signées Liz Danforth. Seules les meilleures illustrations de l’édition précédente (qui date de 1982) ont été conservées.

Un p'tit pile ou face ?

Bison est un sorcier joueur… et peut-être aussi légèrement fêlé !

Château Bison s’adresse aux joueurs débutants et aux aventuriers de premier niveau, mais quels qu’en soient le type et l’espèce !Beaucoup de bonnes fées se sont penchées sur le nouveau-né : outre Liz Danforth, déjà citée, qui a également réalisé la nouvelle couverture, il y a Steve Crompton, pour la couleur de la couverture, le graphisme et la mise en page, Rick Loomis a décidé des quelques changements de fond (mis en forme par P. Geille), et Ken St. Andre a été consulté pour l’adaptation à la version 8.

Des rencontres aléatoires et plusieurs portes interdimensionnelles disséminées dans le château font perdre au joueur le sens de l’orientation, et font de chaque partie une aventure nouvelle. Toutefois, l’aventurier a la possibilité d’acquérir une carte du château, qui se trouve en dernière page du livret.

Enfin, un générateur de trésors (absent du livre des règles) complète le tout.

Château Bison n’est que le premier d’une longue série d’aventures pour Tunnels & Trolls. D’autres suivront, solos et modules pour groupes !

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