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La prochaine aventure de groupe pour Tunnels & Trolls

Les dieux ont éteint la lumière et laissé la Terre des Trolls dans l’obscurité la plus totale.

Que s’est-il passé exactement ? Une reprise de la Guerre des Sorciers ? Un coup des Nagas ? Une invasion d’extra-terrestres sous la bannière de Zweetz, le serpent ailé ? Nul ne le sait.

La Terre des Trolls est plongée dans le noir et des choses horribles se passent à sa surface, trop horribles pour être racontées. Toutes les espèces, ou presque toutes, ont pris la fuite. Les survivants s’enfoncent dans les mines, les galeries souterraines, les cryptes et les tunnels creusés de main d’homme, ou de Nain, ou de troll, peu importe, mais loin de la surface et des hordes qui l’infestent. On dit que même les morts attaquent les vivants…

Votre groupe fait partie des rescapés du cataclysme, dont ils ignorent l’ampleur. Sont-ils seuls ? Une chose est sûre, ils ne le resteront pas longtemps.

À suivre…

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Les Îles Brumeuses

Le scénario officiel pour Tunnels & Trolls 8 paru dans le dernier numéro de Casus Belli (n° 13 de janvier-février 2015) sous le nom de Au cœur des brumes, a dû hélas respecter certaines contraintes de taille qui ont fait disparaître des informations et des explications utiles (ainsi que les cartes tout en bas du présent article, restées au stade de brouillon). Par la magie d’Internet, les voici ! 🙂 Le texte qui suit est réservé aux MJ, à qui il est recommandé de lire d’abord le scénario imprimé.

Tout d’abord, pour ceux qui ne connaissent pas, découvrez le résumé des règles de Tunnels & Trolls, puis allez faire un tour sur notre page « produits gratuits« , où vous trouverez notamment des personnages pré-tirés.

Un adamaste en action

(c) 2015 Grégoire Veauléger

Il faut tout d’abord préciser que ce scénario, conçu pour un groupe de 3 à 6 personnages humanoïdes de niveau 1 à 3 (6 personnages de niveau 1, ou 3 personnages de niveau 3) est particulièrement bien adapté pour des lutins et des fées, qui retrouveront sur les Îles Brumeuses leurs cousins les farfadets et les fées noires. Ils auront sans doute plus de facilité à s’en faire des amis, ce qui devrait se ressentir dans les MEP destinées à les charmer ou à les amuser. Ils devraient aussi aisément faire diversion pour permettre à leurs compagnons d’aller fouiller du côté du potager d’Eluard. Deuxièmement, fées et lutins auront moins de mal à chaparder les diamants de l’adamaste grâce à leurs facultés magiques naturelles (de vol et de téléportation respectivement). Troisièmement, une fée pourra aisément voler vers le fond du cratère du volcan, et un lutin pourra aisément se téléporter hors du pentagramme en cas de problème à l’intérieur… Le scénario donne une description sommaire des fées noires, mais fait quelque peu l’impasse sur les farfadets. Qui sont-ils ? Les commentaires de la grande encyclopédie des lutins, de Pierre Dubois, sont pleinement applicables à la Terre des Trolls :

La race des Farfadets est de souche royale. C’est une grande et ancienne branche du royaume de Féerie, qui aurait pu rivaliser avec l’innombrable et indétrônable ethnie lutine, s’ils n’avaient été aussi individualistes, rebelles et provocateurs. Ils descendent d’une lignée elfique quelque peu bâtarde. Leurs beaux habits de jadis sont tombés en lambeaux ; ils n’ont jamais accepté de se séparer de ces splendides vestiges d’une époque révolue. Certains préfèrent aller nus, attifés d’un seul débris de chemise.

Les farfadets de la Terre des Trolls font, comme les lutins, le quart de la taille des humains et le tiers de leur poids. Ils partagent les mêmes coefficients d’attribut et la même faculté de téléportation. Passons maintenant à la

Géographie locale

L’aventure démarre dans le port de Khazan, où les aventuriers sont recrutés par Fanfrelin. Khazan est la capitale de l’empire éponyme qui domine toute la Tête du Dragon, la partie nord-ouest du continent principal de la Terre des Trolls. La région du bassin khazanais est cartographiée et décrite dans le méga-solo Les cavernes de Lan-Faer, qui montre bien la mer intérieure de la Gueule du Dragon, au centre de laquelle on trouve l’île fantôme, ainsi que le massif du Feu de Dragon, au nord-ouest, qui occupe presque toute la Mâchoire supérieure du Dragon. Ce que ce solo ne montrait pas, c’est l’extrémité ouest de la Gueule du Dragon, montrant les forteresses jumelles formant les Crocs du Dragon : Khazil au nord et Khizil au sud. En fait, la mer de Khazan n’est pas tout à fait fermée, mais est une mer méditerranéenne, qui communique avec l’océan.

La Gueule du Dragon

La Gueule du Dragon

La traversée de Khazan à Khazil se fait à bord d’un bateau qui fait du cabotage. Point besoin, par conséquent, de connaître la géographie détaillée de la mer de Khazan et de l’Isle Fantôme (ce sera pour le prochain livre). Un petit mot quand même sur Khazil. Khazil et Khizil sont les forteresses jumelles qui défendent l’entrée du golfe de Khazan et sont surnommées les « Crocs du Dragon ». Elles sont aussi le siège des forces navales de l’empire. La souveraineté sur la zone de la Gueule du Dragon est stratégique pour Khazan, et la voie maritime serait la plus aisée pour conquérir la capitale. Des cultivateurs se sont installés autour des forteresses et assurent le ravitaillement de la garnison. Enfin, c’est vers Khazil qu’est acheminé le tribu dû par les provinces du sud à l’impératrice. Quant à la montagne oubliée, elle se trouverait (d’après Fanfrelin) tout au sud-ouest du massif du Feu de Dragon. Fanfrelin mènera le groupe jusqu’aux avants-monts, à faible altitude, situés à quelques dizaines de kilomètres au nord de Khazil. Le but est uniquement de se livrer à son trafic sans témoin. Il quitte donc Khazil en empruntant la route menant à Khorror, qui part au nord pour bifurquer vers l’est, longeant la côte. Le groupe quitte la route dès que celle-ci amorce son virage vers l’est et suit le chemin des montagnes, qui va tout droit vers le nord. Le chemin devient ensuite sentier et l’ascension commence. Les avants-monts sont très proches de la côte ouest où doit mouiller le Bonnet Rouge. Cette région montagneuse est également fortement boisée et devient vite sauvage. Plus au nord, les hordes de loups ne sont pas rares !

Conseils pour les rencontres

Le démon-champignon extraterrestre

(c) 2015 Grégoire Veauléger

Il est conseillé de préparer des petites cartes pour chaque rencontre et chaque rumeur. Après avoir lu le scénario, choisissez quelques rumeurs qui selon vous seront utiles à vos joueurs. Préparez également une demi-douzaine de cartes de rencontres (si vous souhaitez laisser les rencontres au hasard, il vous suffira alors de jeter un dé). Les rencontres sur la route menant de Khazil aux montagnes peuvent servir à compléter un groupe trop faible par des PNJ et à apprendre des rumeurs fausses ou vraies (dans ce cas, elles pourront être cruciales par la suite). Pour entendre des rumeurs, il faut bien sûr que le groupe rencontre des êtres doués de parole 🙂 Pour ces rencontres, voici quelques idées plus détaillées que dans le scénario publié :

  1. Un bucheron hagard et amnésique. Bernd (FOR : 18 ; DEX : 14 ; CH : 10 ; VIT : 15 ; BONUS DE COMBAT : + 11 ; INT : 10 ; CHR : 12 ; CONS : 18 ; FLU : 12) est en fait un ours-garou, qui se transformera la nuit même (pleine lune oblige). N’oubliez pas les règles de T&T 8 sur les loups-garous. Bonne chance !
  2. Un cheval sans cavalier. Il s’agit d’un superbe étalon, visiblement à l’aise dans les montagnes, d’une valeur marchande d’environ 2 500 pièces d’or. Le cheval ne se laissera pas attraper, mais narguera les aventuriers pour qu’ils tentent de le capturer. Ceux qui lui courront après tomberont dans une embuscade tendue par ses maîtres, des ogres des montagnes. Ou alors, il se laissera monter sans trop de difficulté et, dès que le PJ commencera à se pavaner, foncera vers le camp des ogres (1D6 ogres d’un CM de 50 chacun). Les ogres ont un reste de marmite de hobbits sur le feu et d’énormes massues (intégrées dans leur CM, mais qui valent 6 dés au combat, se manient à deux mains pour quelqu’un mesurant moins de 2,20 m, et requièrent une FOR de 10 et une DEX de 6 et pèsent 100 u.p.
  3. Une caravane de marchands. Ils vendent des armes, des provisions et des armures à 10 % de plus que le prix indiqué dans le livre des règles (les profiteurs). Par contre, leurs potions de guérison ne sont qu’à 300 pièces d’or la bouteille et du thé de divination à 500 pièces d’or seulement.
  4. Une bande d’orques mercenaires (2D6 orques d’un CM de 25 chacun). Faites leur CM total et calculez leur bonus de combat combiné ; s’il est supérieur au bonus de combat combiné, ils risquent d’attaquer le groupe, sauf si le PJ le plus charismatique réussit une MEP du CHR au N3 (N2 s’il s’agit d’un meneur ou N2 d’un talent adéquat). Bavards, les orques se livrent volontiers au troc.
  5. Une chimère (voir livre des règles, page 75).
  6. Une manticore (voir livre des règles, page 78).

Et voici les rumeurs que nous vous suggérons, les rumeurs de base étant que les Îles Brumeuses recèlent d’immenses richesses et qu’elles sont peuplées d’êtres relativement inoffensifs :-). Vous pouvez soit tirer une rumeur pour chaque rencontre qui s’y prête (rencontres 3 et 4 ci-dessus, voire 1 et 2, selon la manière dont elles seront jouées), soit autant que de personnage cherchant à en apprendre lors de chacune de ces rencontres. Vous pouvez soit les tirer aux dés, soit ne servir de rumeur fausse qu’en cas d’échec à une MEP de la CH au N1 (que vous ferez bien entendu à la place du joueur, pour qu’il ne se doute de rien).

  1. Personne ne connaît l’apparence réelle des métamorphes. Une chose est sûre : ils adorent le fruit d’un arbre exotique, les graines de cacao (vrai).
  2. On dit que quand les métamorphes sont fatigués de changer de forme, ils redeviennent ce qu’ils sont : de petits singes sympathiques (faux).
  3. Les fées sauvages vivent en communauté matriarcale. La reine est la seule reproductrice et le protocole commande aux autres fées de s’exprimer à sa place. Une reine des fées ne saurait prendre part aux vains badinages de ses sujets. En revanche, elles ont un faible pour les beaux mâles, ce que ne réprouve en rien leurs règles, bien au contraire (vrai).
  4. Les fées des îles pratiquent le cannibalisme sexuel (faux).
  5. Une corne de Buk évidée fait un excellent olifant pour abasourdir les membres du Petit Peuple, même si c’est pour un très court instant (vrai).
  6. Les rois vikings du nord ont une prédilection pour les cornes de Buk, dont ils se servent pour boire leurs infâmes alcools (faux).
  7. Les farfadets sont des adeptes des joutes verbales et les plus admirés d’entre eux sont les amuseurs, conteurs, poètes et bouffons, qui en sont souvent les rois (vrai).
  8. Les farfadets sont de véritables obsédés sexuels (faux, quoi que…).
  9. De curieux objets volants ont été aperçus au large de Khazil (vrai).
  10. En mer, des sorcières cherchent à noyer les marins (faux).
  11. Goloé, la déesse de la mer, apparaît parfois aux marins pour mettre à l’épreuve leur altruisme et leur courage (vrai).
  12. Certains démons prennent la forme d’un champignon géant aux contours élastiques, hautement toxique, dont la tête laisse échapper des spores qui forment une brume magique aux propriétés hypnotiques (vrai).

ERRATUM: Dans Casus Belli, page 135, encadré « Le secret des Brumiens », dernière phrase, il faut lire : « Quant à Chicofant, également immunisé, vous pouvez en faire l’unique survivant du peuple originel des Îles décimé par Zweetz ou une incarnation de ce dernier. » Autrement dit, vous pouvez décider de faire de Chicofant une incarnation de Zweetz, ce qui serait une idée digne de Grimtooth 🙂

À suivre (peut-être). Et surtout, si vous avez aimé ce scénario pour T&T dans Casus Belli, faites-le savoir sur les forums et les réseaux sociaux !

Le labo secret de la base de Zweetz

Le labo secret de la base de Zweetz

Carte des îles brumeuses

Carte des îles brumeuses

Comment créer une aventure pour T&T ?

La méthode des tout débuts de T&T était simple : vous dessinez un plan, vous ajoutez des monstres, des pièges et des trésors, et hop, c’est parti ! 🙂
Ceux qui connaissent les « donjons » de la vieille école voient bien de quoi il s’agit. Pour les autres, imaginez un jeu de rôle pour PC dans lequel votre ou vos personnages déambulent à travers une carte (dans un « donjon » ou tout autre bâtiment, voire à l’air libre) et croisent des monstres qu’ils combattent afin de récupérer un trésor (armes, potions magiques, pièces d’or, etc.). C’est un peu ça. Marrant, mais quand même un peu limité.

Dès les années 80, en gros, les « donjons » sont devenus des « aventures » ou « scénarios » et se sont complexifiés. L’histoire est devenue importante (Casus Belli proposait des « idées de scénarios ») et l’enchaînement des rencontres devait désormais obéir à une certaine logique, en fonction de l’intrigue principale et de variantes scénaristiques.

Prenons la campagne Thieves’ World, par exemple (adaptable à de nombreux JDR dont Tunnels & Trolls, nous en avons déjà parlé). Cette campagne (cadre de jeu pouvant servir à plusieurs parties) comprenait :

  • des cartes ;
  • le guide des joueurs, permettant aux joueurs d’avoir une idée au moins vague du monde dans lequel allaient évoluer leurs personnages ;
  • le guide du MJ, comportant des informations privilégiée (normal, héhé) et
  • les personnalités de Sanctuaire (c’est le nom de l’univers créé par Robert L. Asprin, qui a inspiré toute la campagne).

Dans Thieves’ World, il n’y a pas directement d’idées de scénarios. Ces idées sont disséminées un peu partout. C’est le propre des campagnes ouvertes (en « bac à sable ») : elles offrent un cadre dans lequel le MJ et les joueurs sont libres d’évoluer comme il leur plaît.

À l’échelle (plus modeste) d’une aventure à jouer en une ou plusieurs parties, on retrouve les mêmes ingrédients : au moins une carte, un cadre connu des joueurs, des informations connues du seul MJ, des idées de scénarios, et quelques PNJ… sans oublier les monstres, les pièges et les trésors qui peuvent apparaître au cours de l’aventure. Les idées de scénarios peuvent découler des personnalités et/ou des légendes.

Piège

Certaines aventures, au lieu de donner des idées de scénarios, suivent une progression scénaristique et parfois géographique fixée à l’avance. Prenons au hasard La vallée des maléfices, de V. de Georges, scénario pour jeux de rôle médiévaux fantastiques paru chez la Nouvelle Edition Fantastique (N.E.F.). Les cartes sont au revers de la couverture (amovible, peut servir d’écran au MJ). On y trouve la géographie du comté de Skara (2 pages), des personnages non joueurs (2 p, je ne résiste pas au plaisir de vous les nommer : Aphtodh, prince démon badin ; Iltud le druide ; Koneg l’invocateur ; le Dragon Iasha ; Jörgund et enfin Gottwin), des légendes (2 p), une introduction (2 p), la première partie de l’aventure (la recherche des clés, sur 12 p en comptant les cartes et les illustrations, avec quelques sous-parties : le temple et sa crypte, les cavernes, l’antre du dragon, perdus dans la forêt), la deuxième partie (4 p – le temple des éléments) et la troisième partie (sous-sol et final, sur 5 p). Le livre se termine par les caractéristiques des monstres et des tableaux de conversion à différents JDR. Un coup d’œil à l’intérieur montre aussi la présence de quelques pièges (pas aussi complexes que ceux de Grimtooth, mais quand même).

Les jungles-araignées de Boomshartak

Combat sur la ziggouratPour cet été, nous vous proposons une nouvelle aventure pour groupe. Ce nouveau module pour Tunnels & Trolls 8 est 100 % original, puisqu’il a été écrit par un auteur français. Les illustrations intérieures sont signées Greg Suriano, qui connaît Tunnels & Trolls pour avoir notamment déjà illustré le solo Captif d’Yvoire.

Cette aventure exotique a été écrite pour un groupe de 4 à 5 trolls de la jungle, une espèce rare de personnages, mais elle peut être adaptée sans effort pour un groupe d’aventuriers chevronnés de n’importe quelle autre espèce (N 2 ou 3 avec un bonus de combat de 30 environ chacun), à la suite d’aventures menées en solitaire par chacun des joueurs ou d’aventures pour groupe déjà publiées, comme À la poursuite du serpent d’argent, par exemple.

Nous laissons maintenant la parole à l’auteur, Patrice Crespy, pour présenter son scénario.

Passés le gué tortueux de la Dajja et le défilé qui serpente à travers la chaîne des Haches, une piste s’enfonce dans les jungles d’Ahng Khor, en plein territoire naga. C’est là, sous la grande canopée, que se trouvent les légendaires 9999 marches, une antique voie en raidillon qui se perd dans les futaies du nord. Au terme du périple, une cité morte flanquée de trois ziggourats immenses : les palais des seigneurs-mages arachnéens, des sorciers mégalomanes qui ont gravé la cité entière à leur effigie et luttent les uns contre les autres en des combats incessants et démesurés, par bandes de monstres interposées.

Le jeu en vaut la chandelle, pourtant, car vaincre les seigneurs des jungles de Boomshartak, la partie nord-ouest d’Ahng Khor, gagnera aux aventuriers intrépides un accès temporaire vers les terres des nagas et leur puissante magie. Sans compter l’œuf du Shantak doré, récompense suprême pour les trolls de la jungle qui formeront peut-être le groupe d’expédition… Il faudra bien sûr composer avec l’influence discrète, mais réelle, du culte du dieu-araignée, les inquiétants vestiges de l’ancienne expédition de serpents ailés et de monstres qui a vidé la ville de ses habitants (des créatures dotées de connaissances scientifiques interstellaires) et les mille autres secrets et étranges créatures que recèlent encore les jungles-araignées de Boomshartak. Mais, au bout du chemin, c’est la promesse de récompenses fabuleuses et d’un retour en héros !

Un supplément pour le Nain Ivre

Le Nain Ivre est un excellent petit module d’initiation qui permet aux joueurs et au MJ de se familiariser avec les règles de T&T (en mettant en pratique les deux mécanismes principaux du jeu : les Mises à l’EPreuve ou MEP, et le combat) tout en fournissant un cadre propice à l’interaction entre les personnages des joueurs et entre ceux-ci et les personnages sans joueurs.

Il commence par une préparation et une rencontre à Khosht, comporte 3 rencontres sur le fleuve et se termine au port de Knor. Chaque temps ménagé entre les rencontres est prévu pour la découverte des personnages et permet aux joueurs et au MJ de s’amuser à incarner les différents protagonistes. Cela dit, il s’agit d’une aventure courte prévue pour être jouée en l’espace d’une ou deux heures environ. Or, certains joueurs préfèrent des parties plus longues. Nous allons donc vous donner quelques idées pour étoffer l’aventure.

Premier point : la nature des marchandises transportées par le Nain Ivre n’est précisée nulle part dans le scénario. Il pourrait bien sûr s’agir de marchandises courantes, telles que du bois ou des produits agricoles, mais cela n’aurait pas d’intérêt. Certes, il pourrait s’agir d’or, de métaux précieux et de bijoux, ou d’armes. Après tout, la cargaison a tout de même une certaine valeur, sans quoi le capitaine n’aurait pas pris la peine d’engager les aventuriers pour la défendre.

Il faut savoir que le port de destination, Knor, donne directement sur la mer, et que cette cité est gouvernée par un roi-pirate. Knor la dégénérée est en fait une ville qui a grandi et prospéré grâce à la piraterie. Par conséquent, toutes les marchandises louches prennent habituellement le chemin inverse, de Knor à Khosht. Quelles pourraient donc être, dans ces circonstances, les marchandises transportées par Tarndag et son équipage en provenance de Khosht ? Evidemment, Khosht est connue pour abriter en ses murs la plus grande concentration de sorciers au sud du Grand Escarpement. C’est cela, plus que ses fortifications, qui l’a mise à l’abri de la cupidité des collecteurs d’impôts de l’empire de Khazan, dont les visites sont assez peu fréquentes. De là à penser que les sorciers de Khosht passent en douce de la marchandise magique vers Knor et que, changeant de bateau, elle parvient secrètement à La Mouette, capitale de l’île de Phoron et bastion de résistance contre l’empire…

Mais il se peut que la cargaison réelle du Nain Ivre soit encore plus subtile. Peu importe au fond ce que Tarndag a entrepôsé dans les cales de sa barge. En réalité, c’est sur le pont que se trouve la cargaison la plus précieuse, dans la cabine… Vous l’avez deviné, le bien le plus précieux que transporte le Nain Ivre n’est autre que la charmante Halagalatindoufiel, une elfe qui se fait passer pour une ménestrelle et qui est en réalité… une princesse.

Hala...la

La princesse peut être venue en ambassadrice à Khosht pour sceller une alliance avec la cité et lever une armée contre l’empire. Le joug de Lerotra’hh, qui se fait appeler « déesse de la mort » n’a que trop duré. La cohabitation avec les monstres devient de plus en plus insupportable et c’est clairement la moitié orque qui prime sur la moitié elfe de la sorcière de Khazan. Hala, une descendante de l’empereur sorcier Khazan-Othariel-Khazan, fondateur de l’empire déchu par Lerotra’hh et ses alliés, voudrait chasser les monstres ou au moins les reléguer au rang de citoyens de deuxième zone. Réfugiée avec son clan dans la Vieille Forêt, elle a pris une embarcation pour Khosht, mais sa suite a été décimée durant le voyage. Elle seule ayant survécu, elle redouble de précautions et voudrait se glisser incognito sur une vulgaire barge marchande. Elle voudrait rallier le roi-pirate de Knor à sa cause, puis longer la côte vers le sud à destination de Knouki, première des cités libres du sud. Cela pourrait être le point de départ de toute une campagne pour reformer la vieille alliance des six « bonnes espèces »: elfes, Nains, humains, hobbits, lutins et fées.

Mais Hala pourrait être bien des choses encore : une espionne à la solde des elfes de la Vieille Forêt… ou de Lerotra’hh, venue semer la zizanie dans les deux cités commerçantes du sud, si riches et pourtant si peu patriotes 🙂 Hala pourrait être la fondatrice d’un nouvel ordre de sorciers spécialistes dont la magie, fondée sur la musique, est une école d’illusion, d’hypnose et de charme. Elle pourrait vouloir séduire ou voler le roi-pirate de Knor, ou prendre sa place. Elle pourrait être la fille en fuite d’un roi elfe, lancé à sa poursuite. Il se peut fort qu’elle séduise l’un des aventuriers ou qu’elle en tombe amoureuse.

Dans un prochain article, il faudra que Grimtooth vous dise un mot du repaire de harpies qui se trouve sur le parcours du Nain Ivre et qui pourrait être une quatrième rencontre ou le but d’une excursion. A bientôt !

Sortie simultanée des deux premiers modules !

Le Nain Ivre et À la poursuite du serpent d’argent sont disponibles sur Lulu à partir d’aujourd’hui.

Comme nous en avons déjà parlé, nous ne reviendrons pas sur les détails. Il s’agit de deux aventures pour groupe, qui se jouent au minimum à 2 (un joueur et un meneur/maître de jeu). Le premier module s’adresse aux débutants, tandis que le second a été conçu pour un groupe d’aventuriers aguerris.

En attendant, un nouveau solo de Ken St. Andre se prépare : Le lac aux gobelins, dont nous reparlerons. Il a été conçu pour des aventuriers de petite taille, de préférence des gobelins, de niveau 1 à 3.

Pour toute commande aujourd’hui 31 mai, Lulu vous calculera automatiquement une réduction !

Réduction spéciale du 31 mai 2012 sur Lulu

A la poursuite du serpent d'argent

Le Nain Ivre

Cliquez sur la couverture

pour accéder

à la page correspondante de Lulu

Le premier module pour personnages avancés paraîtra fin mai

Couverture du module À la poursuite du serpent d'argent

Bonne chance !

C’est confirmé : À la poursuite du serpent d’argent, une aventure pour groupe de Ken St. Andre, paraîtra d’ici peu.

Ce module s’adresse à des personnages aguerris (au moins de niveau 2 ou 3) et vous donnera pas mal de fil à retordre ! À l’origine, ce module figurait dans la 5e édition des règles de Tunnels & Trolls, celle-là même qui avait été traduite en France par Jeux Actuels dans les années 80, et s’appelait Trollstone Caverns (traduit par « Les cavernes du roc du troll« ). Ken St. Andre a considérablement étoffé le scénario d’origine, lui ajoutant notamment une aventure introductive en extérieur et une extension dans la fosse aux rebuts. Des cartes et des tables supplémentaires viennent agrémenter le tout. C’est un très bon module, que vous pourrez jouer sans doute plusieurs fois.

Comme d’habitude, nous avons apporté un soin particulier à la beauté du produit : la maquette et les cartes sont l’oeuvre de M. E. Volmar et la couverture et les illustrations sont de Simon Lee Tranter, que les amateurs anglophones du jeu connaissent bien.

Nous annoncerons la sortie officielle en ajoutant un bouton d’achat Lulu qui vous conduira directement à la page adéquate. Quant au Nain Ivre, le module pour groupe de personnages débutants, il paraîtra dans quelques jours.

Environ 350 kilomètres au nord de Khosht, un grand escarpement s’élève, séparant la partie méridionale de la Tête du Dragon de sa partie septentrionale. L’Escarpement n’est qu’une partie de la vaste chaîne de montagnes connue sous le nom de « Chaîne des Orques Rouges ». D’après la légende, ce sont le grand sorcier Khazan lui-même et son acolyte Khara Khang qui ont fendu la montagne et soulevé d’énormes masses de terre et de roche pour créer la Voie Khazanaise, également appelée Grand Route de Khazan, l’artère commerciale principale de l’Empire.

Quelque part près du sommet de l’Escarpement, un petit chemin s’écarte de la Grand Route pour s’enfoncer dans les collines boisées et aboutir finalement à l’entrée d’une grotte creusée dans le flanc de la montagne. C’est là que se trouvent les célèbres cavernes de la Pierre de Troll, dont le nom énigmatique se perd dans la nuit des temps sans que personne ou presque ne puisse en retrouver la mystérieuse origine. Quoi qu’il en soit, ce sont ces cavernes qui abritent l’antre du légendaire serpent d’argent. C’est également là que les orques du clan du Loup Pourpre ont élu domicile. Malgré tout, il en faut un peu plus pour arrêter votre groupe d’intrépides aventuriers, prêt à tout pour s’emparer des trésors de ces cavernes, à commencer par le très précieux venin du grand serpent d’argent lui-même.

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